Commentaries

 

Sous l’égide de l’Accadémy d’Art de la Russie l’exposition personnelle de la peintre azerbaïdjanaise Maryam Alakbarli a éte ouverte dans le musée d’Art moderne à Petrovka. Elle a présenté plus de 80 oeuvres, créées pendant les dernières trois années. C’étaient des portraits, nature mortes, des ornements et des travaux d’animalier.

 

 

 

Probablement depuis ces dernières 25 années à Moscou c’est la plus grande exposition personnelle du peintre azerbaïdjanais(et pas seulement azerbaïdjanais, mais du peintre moderne étranger en général). Et en même temps sans aucune doute c’est l’exposition-découverte. La découverte du talent éclatant ayant une grande capacité de travail, pour qui « peindre »signifie « vivre». Certainement dans les oeuvres de Maryam Alakbarli qui n’aura que 21 ans cet été, on sent l’influence de Matisse et de Gauguin .

 

 

 

Probablement cette influence a apparu depuis moins qu’un an, c’est-à –dire après le début de ses études à l’Ecole supérieure d’Art Décoratif de Paris.

 

 

 

Dans les compositions comme « Frida», «Danse rose», «Jeune fille de Gauguin» on sent le ravissement de la découverte d’un nouveau monde artistique qui était tout à fait inconnu auparavant . Dans les premières oeuvres de Maryam on peut voir la connaissance de l’avant-garde russe des années 1900-1910, aussi que la connaissance de la tradition de la peinture azerbaïdjanaise(il suffit de jeter un regard sur « Ornement » de 2008 ou sur « Ours et roses » de 2011). Naturellement des années d’apprentissage intense à Bakou et à Moscou ne sont pas passée en vain.

 

 

 

Mais avec la perceptibilité naturelle de l’environnement et de l’art entrant dans la vie de la jeune peintre, avec la maîtrise an par an devenant plus forte, Maryam Alakbarli garde toujours cette spontaneité étonnante de la perception et de l’expression de l’être, qui font sa création unique. En règle générale, en acroissant la maîtrise, en accumulant une réserve des procédés artistiques empruntés aux grands prédécesseurs, les artistes et les dessinateurs perdent souvent la fraîcheur de la perception, cette grande pureté, qui n’est propre qu’aux gens de genie.

 

 

 

Garder cette pureté de la perception de l’être extérieur et intérieur en acquérant un grand professionalisme c’est le destin des personnes désignées auxquelles Maryam appartient sans aucun doute. Pour elle la peinture n’est pas un seul moyen de communication avec le monde réel, mais plutôt c’est celui de plus grave. De là cette soif incroyable de la création et du travail permanent avec le pinceau, le désir de découvrir la compréhension personnelle de la musique de lumière, de couleur et de l’espace. La profondeur de la subconscience et de l’inconscience qui captive toujours dans un acte artistique. Pour elle le jeu de la lumière et de l’ombre c’est le principe organisateur. Dans sa peinture la couleur et la forme apparaissent avant tout comme la transformation de la lumière. Le critique d’art, l’historien d’art moderne Thierry Dufreine en analysant la création de Maryam l’a caractérise :. . . . . . . la lumière c’est le principe organisateur, la primauté, la lumière c’est la vie. . Il y a longtemps que Maryam a compris ça. Quand j’ai vu ses dessins et ses compositions abstraites pour la première fois, j’ai compris tout de suite ce qu’elle faisait et essayait de montre par le moyen de ses travaux. C’est le retour à la cause première, à ce moment où toutes les formes ne sont que la lumière et donc sont égales. Il n’y a pas de différence entre des gens, des animaux, des plantes et des minéraux. Il n’y a qu’une sensation étonnante de la lumière, qui prédomine tout.

 

 

 

Précisement la percéption pareille de la lumière, la perception divinement magique, amène Maryam aux manifestations tendues des couleurs dans ses tableaux et ses ébauches. L’année dernière. Ingué Kh. Schmidt, la critique d’art allemande, la collaboratrice de l’Accadémie d’Art de Berlin, en ouvrant l’exposition de la jeune peintre azerbaïdjanaise a particulièrement souligné cette qualité de sa création : « Elle marie les couleurs si admirables. Ce sont des constrastes des couleurs complémentaires. Chaque fois des tons nobles apparaissent dans ses oeuvres. Tous ceux qui comprennent les couleurs savent que les tons complémentaires font le meilleur effet. Dans les oeuvres de Maryam ce sont avant tout les couleurs jaunes et vertes qui sautent aux yeux. Certainement, elle marie ces couleurs intuitivement, et c’est en cela que consiste sa particularité. Elle fait intuitivement ce, que les autres font après des années d’apprentissage. Et pour moi c’est inimaginable. »

 

 

 

Tous les professionnels faisant connaissance avec la création de Maryam note ce don perçant et intuitif de la nature qui est déterminé par son destin désigné, son attitude particulière à l’égard des gens et du monde. Les peintres, surtout ceux qui se manifestent si brillamment de leur tendre enfance se différencient du commun des mortels Maryam est double désignée. Le syndrome de Daoune de sa naissance prédétermine sa vie. L’amour et des grands efforts professionnels et morals de ses proches, des médecins et des professeurs ont ouvert dans cette prédétermination le haut sens dissimulé de son apparition au monde. L’amour comme si désensorcèle son don artistique et aide son reveil. Et Maryam Alakbarli non seulement a absorbé cet amour, mais aussi l’a transformé dans ces tableaux et l’a rendu au centuple en remplissant de l’harmonie de beauté. En même temps et le curateur de l’exposition de Maryam à Moscou Olga Sviblova et le directeur d’Art moderne de Moscou Vasili Tsérétéli et le président de l’Accadémie des Beaux-Arts de la Russie Zourab Tsérétéli comme les autres professionnels arrivés au vernissage, parlaient des oeuvres de Maryam comme d’une vraie découverte artistique. Sans remise et sans se retourner à son parcours particulier dans ce monde.

 

 

 

Nous ne savons jamais quel prix paie le peintre pour ce qu’il découvre en lui-même et nous ouvre la haute musique des sphères, pour ce qu’en nous représentant il ose parler au ciel. Et quand j’ai vu cette jeune peintre regardant le monde à travers ses lunettes rondes par son regard fixe et impassible, plein de confiance et de bienveillance, j’ai remercié mentalement ses parents et tous les gens affectueux. Après avoir éveillé le talent de Maryam , ils avaient lui ouvert la charité de l’être.

 

 

Il y a déjà un et demi centenaire que la phrase de Dostoévski « la beauté sauvera le monde » ne perd pas son actualité. En cas de Maryam cette phrase vient involontairement à l’esprit relativement à sa création et à sa vie. Quand on prend le livre de Maryam il est impossible de s’en détacher. Il attire par son énergie eclatante et incroyablement concentrée, l’énergie propre à cette auteur et à tout ce qu’elle touche. En regardant ses oeuvres on fait un voyage dans l’histoire de l’art de l’impressionisme à l’avant-garde russe et europeenne, du néoprimitivisme à l’art abstrait. Et en même temps on comprend que c’est le monde absolument individuel, où il y a ses propres sujets qui se développe et auxquels Maryam s’adresse durant quelques années de sa création.

 

 

 

Sa plastique unique et propre à elle seule fascine par son articulation extraordinairement expressive de son état émotionnel. Les inscriptions pour ses oeuvres sont excessivement attendrissante et ainsi que précises. « Kangourou triste sur fond rouge », « Vache solitaire », « Crocodile méchant », « Le lion gai ». . . Un grand nombre de peintres vient dans l’art en assimilant la profession et en se proposant comme but de faire sa carrière professionnelle. Maryam vit d’art et elle vit en art en s’ouvrant par l’art et en la faisant le moyen essentiel de sa communication avec le monde. Probablement c’est pour ça que son message artistique est si puissant et convaincant.

 

 

 

Il semble que cette sensation de couleur et de composition est donnée à Maryam par la nature. Mais ce qui frappe avant tout, c’est la liberté, avec laquelle elle se manifeste dans ses oeuvres. Cette libérté est fondée sur une grande confiance au monde, aux gens et à elle-même. Le monde artistique de Maryam se développe impétueusement. Ce n’est pas seulement l’apparition de nouveaux sujets et de nouveaux thèmes, mais aussi le perfectionnement de sa maîtrise, l’utilisation de nouvelles techniques et l’issue sur les autres formats. L’art des grands peintres, découvert par elle dans les musées de la France est devenu pour elle la même source de l’inspiration comme la nature et le monde materiel qui l’entouraient à la maison natale. Ainsi sont apparues ses oeuvres comme « Jeune fille de Gauguin », « Frida », « Danse rose » et les autres.

 

 

 

Maryam n’a que 21 ans. Sa capacité extraordinaire de travail et son énergie de la création nous promettent de nouvelles invantions artistiques, et sa vie donne l’espoir de vivre et d’être heureux pas seulement à ceux qui ont comme elle un chromosome de trop, mais à nous tous.

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J’ai découvert les livres de Maryam sur ma table au moment tout à fait inconvéniant dans ma vie. C’était la préparation de « Photo bien aller ». Nous ouvrions 75 expositions de photo dans toutes les grandes salles d’exposition de la capitale. J’étais tout à fait séparée de la vie, du monde, des gens, j’étais seulement concentrée sur le programme. Pendant la nuit on montait, pendant la journée on ouvrait. Et à ce moment là les livres de Maryam sont apparus sur ma table verte. L’ambassade de l’Azerbaïdjan à Moscou les avait envoyés avec tact extraordinaire, sans avoir prevenu, sans avoir dit quelque chose. Je suis venue et je les ai vus. Ils étaient sur ma table et ils brillaient, ils brillaient de telles couleurs. Vraiment ils lançaient une certaine énergie. Personne ne m’a même dit qu’il fallait les regarder. Moi, bien sûr involontairement, j’ai tendu la main vers ces livres. Et quand je les ai ouverts j’avais une sensation singulière, on peut même dire un sentiment mélangé du ravissement et de l’incompréhension. J’étais ravie parce que je voyais quelque chose sauvage, extrémement simple. Nous pouvons y parler du monisme, de l’avant-garde russe, même de l’impressionisme, nous pouvons parler de quelque manifestation de l’énérgie artistique extrémement concentrée et de la liberté fantastique en utilisation de la couleur et de la forme. Et en même temps je ne comprenais pas pourquoi je ne connaissais pas ce peintre. Où , où on a pu le trouver? Nous savons que presque tous les avant-gardistes russe vivant à Paris, à New-York ou bien à Berlin d’une manière ou d’une autre étaient déjà ouverts.

 

 

 

Qui est-ce? Et finalement après avoir feuilleté toutes les images j’ai commencé à regarder et à lire l’histoire de Maryam . Et bien sûr, c’était déjà la deuxième suspension, c’est quand mon coeur commençait à se battre plus fort et quand je comprenais que c’était en plus une personne qui tout simplement encore une fois nous avait montré qu’on pouvait vivre et créer en dépit de tous les diagnostics que chacun de nous pouvait recevoir à n’importe quel moment de sa vie. Il y a beaucoup de gens autour de nous avec le même diagnostic. Pour nous il est naturel de ne pas les regarder, baisser les yeux, détourner le regard. Pour nous ils sont les autres. Et c’est ce qu’il est très difficile de surmonter, surtout en Russie. Parce que en France je rencontrais ordinairement les gens avec le même diagnostic, un cromosome supplémentaire. Ils étaient dans les musées. Etant arrivée à Paris, le premier lieu que Maryam a visité c’était bien sûr le musée. On peut voir ça d’après ses oeuvres. Son tableau « Jeune fille de Gauguin » peint des couleurs violettes eclatantes, lui-seul nous parle du monde de Gauguin plus que des dizaines de livres, écrits par des critiques de la création de Gauguin. Elle a reussi à accumuler, serrer, concentrer et nous représenter tout le monde de Gauguin dans un seul portrait dont le nom est « Jeune fille de Gauguin ». Et bien sûr après j’ai eu un coup de téléphone et on m’a demandé si je consentais d’être curateur de cette exposition. Je crois que c’est un grand honneur et je suis très contente que cette exposition passe dans un musée remarquable de Moscou, au musée Modern Art. Et même si ça se passe au milieu de « bien aller » pour moi c’est un développement tout à fait incroyable dans un autre sens. Et pendant que je le suspendais, j’avais une sensation étonnante qu’on m’a offert un cadeau pour rien.

 

 

A la fin de l’été de 2010 à Berlin Ebrahime Ekhrari m’a donné un gros livre. C’était le livre d’une jeune peintre de Bakou, Maryam Alakbarli. Je ne la connaissais point . Plus je feuilletais son livre plus je découvrais son monde plein de dévouement, de cordialité humaine. J’étais ravie.

 

 

 

A l’Accadémie d’Art de Berlin je parle souvent à mes étudiants des « peintures honnêtes » qui sont sans effects, sans intentions et sans calculs, des peintures qui naissent tout simplement de nous-mêmes. Si j’avais le livre de Maryam à ce temps-là, je la leur aurais montrée et je leur aurais dit : « Regardez et tirez leçon de Maryam . »

 

 

 

Et puis, quelques mois après j’étais à Bakou, dans la ville natale de Maryam . J’ai revu ses tableaux et j’en ai même choisis certains pour l’exposition. On m’a demandé si je pouvais écrite quelque chose pour son nouveau catalogue. D’abord je pensais que ça serait difficile, parce que je ne connaissais pas Maryam . Mais après j’ai vu ses tableaux à l’original.

 

 

 

Je contemplais attentivement et avec une grande joie chaque tableau et je reussissais facilement à écrire. C’est étonnant comment ses tableaux touchent au vif. En mariant les couleurs avec un grand amour elle crée dans tous ses tableaux de l’harmonie dont la force d’influence est impossible de surestimer. Quoi qu’elle dessine, soit que ce soit le cheval, le renard, le lion ou n’importe quel animal, tous ces animaux meritent de l’amour. Et c’est tout à fait égal combien de fois elle les dessine. Chaque tableau est original. On peut dire la même chose au sujet de ses tableaux avec des fleurs. A ce temps je pensais que je ne connaîtrais jamais Maryam , peut-être qu’il ne faille pas faire ça.

 

 

 

Ses tableaux parlent autant d’elle. Ils parlent aussi de ce qu’elle voit, de ce qu’elle sent, de ce qu’elle souffre. Elle est devenue une vraie amie. Il semble que Maryam voit autrement le monde. Elle nous aide de voir autant de merveilleux, que certains de nous n’apperçoivent point.

 

 

 

Puis, le 4 mai j’ai ouvert son exposition à Berlin. Dans mon discours j’ai surtout souligné que Maryam utilise les couleurs extraordinairement vives. Ses oeuvres sont très spontannées et il est très difficile de croire à l’existance de main et de pinceau entre ces oeuvres et l’homme.

 

 

 

Elle marie les couleurs si admirables. Ce sont des contrasts des couleurs complémentaires. Chaque fois les tons nobles apparaissent dans ses oeuvres. Tous ceux qui comprennent les couleurs savent que, les tons complémentaires font le meilleur effet. Dans les oeuvres de Maryam ce sont avant tout les couleurs jaunes et vertes qui sautent aux yeux.

 

 

 

Certainement elle marie ces couleurs intuitivement et c’est en cela que consiste sa particularité. Elle fait intuitivement ce, que les autres font après des années d’apprentissage. Et pour moi c’est inimaginable.

 

 

 

Ce que je trouve admirable dans les travaux de Maryam c’est ce qu’elle a sa manière de voir le monde. Pour moi ce sont les yeux d’enfant, les yeux curieux, anxieux, pleins d’honnêteté et c’est parfait.

 

 

 

Je veux terminer tout les mots d’un grand peintre Picasso. Il disait : « Quand j’était un enfant, je dessinais comme Raphaël, mais il m’a fallu toute ma vie pour montrer que je peux dessiner comme un enfant. »

Il y a un peu plus qu’un an que je présentais l’exposition de la jeune peintre Maryam Alakbarli à la galerie Bakou-Berlin à Berlin. Maintenant je suis ici à Istanbul à la galerie « Dolmabahtché » et de nouveau je parle des oeuvres de Maryam et ça c’est un grand honneur pour moi. Je suis très reconnaissante aux parents de Maryam , à Fatima khanoum et à Ogtay bek pour leur invitation généreuse et bien sur pour leur confiance, parce que parler de la création d’une jeune peintre pareille c’est une grande résponsabilité.

 

 

 

Quand on m’a transmis le nouvel album de Maryam j’étais très surpise. Ses oeuvres se sont evoluées, ils étaient devenus plus mûrs , avaient pries de la maîtrise. Un grand pas dans la nouvelle destination avait été fait. En voyant à la galerie Dolmabahtscé les nouveaux tableaux de Maryam à l’original j’étais frappée de tels formats énormes et de nouvelles combinaisons des couleurs.

 

 

 

Ordinairement, assimilr les formats si enormes c’est peut-être le plus difficile. En se chargeant de ça, le peintre accepte le plus grand défi. Maryam s’acquitte de ça avec facilité étonnante et avec nouveauté artistique.

 

 

 

Maryam s’est portée au avant à un pas. Elle agrandit et fait plus fine son oeuvre et élargit sa technique. L’acrylique remplace l’huile. L’huile et le pastel sur papier dans le plan technique c’est un grand risque. Mais Maryam fait ça très simplement, intuitivement et sans compromis. Elle agit intuitivement, mais il semble qu’elle est tout à fait sûr de ce qu’elle fait.

 

 

 

Je voudrais ajouter à propos du dévenir du chemin créateur de Maryam . Elle est née en 1991 à Bakou. En 2010 deux expositions de Maryam ont eu lieu à Bakou en 2011 une exposition à UNESCO et une exposition à Paris.

 

 

 

En 2012 l’exposition personnelle de ses 80 oeuvres est passée au musée d’art moderne à Moscou. Comme j’ai su depuis ces derniers 25 ansc’était la plus grande exposition du peintre vivant en dehors de Moscou. Ça mérite de l’estime!

 

 

 

A 20 ans elle a commencé à faire ses études à l’école supérieure d’art décoratif à Paris, où elle étudie la technique des grands maîtres du passé.

 

 

 

Revenons à ses oeuvres.

 

 

 

Ce qui me saute aux yeux davantage c’est un grand nombre inattendu de l’action et de tout façonné. La quantité de portaits a été augmentée. Et bien entendu, de nouvelle nature mortes. Elle sonr absolument différentes. Qu’est-ce qui se cauche sous cela ?

 

 

 

Nous connaissons tous le grand Matisse, qui est comme Picasso le representant marquant du moderne classique-du fauvisme séparé de l’impressionisme. Lui, jusqu’aux ses dernieres oeuvres, il pouvait facilement jouer les actions. Est-ce qu’il l’a inspiré avec son coloris à deux mesures et ses lignes tendues, avec ses simulations des mouvements du danseur de la«Danse en ronde»?Ou bien c’était Gauguin, le pionnier de l’expressionnisme?Les oeuvres de Maryam sont très expressives.

 

 

 

Ou bien c’est l’influence de Paul Cézanne, qui au résultat des travaux intenses avec les formes d’expression impressionnistes a trouvé une nouvelle langue. Dans les oeuvres de Cézanne les baigneurs, les portraits et les nature mortes étaient toujours présents. Je répond«oui», l’influence est incontestable. Comme j’ai déjà raconté, Maryam avait passé quelque temps déterminé à Paris, visitait le musée d’Orsay.

 

 

 

Paris c’est une ville où pendant les derniers deux siécles on créait les plus grandes oeuvres. Je suis ravie de cette inspiration ressentie par Mariam. Sa«Danse orientale»me rappelle la «Danse en ronde» de Matisse. «Parure de nuit»ou «Femme-rose» en liaison avec son«Ornement» pourraient être le résultat de l’inspiration de Matisse. Quand je vois le tableau «Dans le jardin» de Mariam je pense aux figures au sein de nature de Sézanne. Et «Grenadiers» de Maryam? N’est-ce pas le rappel de «Pomme» de Sézanne. Je risque d’affirme que Sézanne l’a influencé plus que Gauguin. Probablement, les professeurs de Maryam lui ont pu apprendre qu’il fallait tirer leçon des grands maîtres. Ils ont compris où on pouvait développer son potentiel. Le nom de l’exposition « Le monde merveilleux des couleurs »ne m’étonne pas. Les couleurs de Maryam sont pleines de vie, de fraîcheur, de délicatesse. Elles sont synthèses de couleur et des lignes. Elles sont expressives, objectives et pleines de vie. Son enchantement de couleurs est indomptable, sa perseption de couleur est subtilement nuancée.

 

 

 

Les grandes toiles se composent de petites sections rytmiques, mises en relief. C’est la nouveauté dans ses tableaux. Le spectre de couleurs a été élargi. Elle utilise les nouvelles combinaisons : le noir avec le jaune et le violet rougeâtre clair blanchi, le bleu-cobalt, l’indigo et la terre verte. La couleur blanche prend plus grande valeur. Dans ses premieres oeuvres elle utilisait souvent les couleurs pures fondamentales et complémentaires. Dans certains tabeaux elle utilise le rouge lumineux comme base, il illumine tout le tableau. Mais l’un de ses tableaux est tout à fait différant. C’est «pain»(la toile au pastel 65x50. 2012). Il est presque imperceptible, profond, lourd, et peint à quelque touche. Je l’ai choisi tout de suite pour moi. Il est tout à fait différent, pas resemblant aux autres. Je l’aime. A-t-elle pu exprimer ce qu’elle voulait nous dire?Y a t-il ce qui a changé la peintre, elle-même ?Sa création intinterrompue fait ses oeuvres plus mûres et serieuses. C’est évident. De toute sa vivacité ce tableau doucement parle avec nous et ça pour moi, c’est la nouveauté de la création de Maryam. Peut-être c’est le debut de la nouvelle phase creatrice intense. Les tableaux dénuent les plus profonds de l’âme. La compréhension de cette langue de l’âme nous exige de la finesse.

 

 

 

Mais en se donnant sous la domination de ces tableaux on entend tout de suite des sons doux et fins. C’est le plus grand mystère de sa création. C’est presque mystique.

 

 

 

Je vais citer mon dernier texte de 2011.

 

 

 

Quoi qu’elle dessine, soit ce soit le cheval, le renard, le lion ou n’importe quel animal, tous ces animaux méritent de l’amour. Et c’est egal combien de fois elle dessine ça. Chaque tableau est original. On peut dire la même chose de ses tableaux avec fleurs.

 

 

 

Maintenant nous sommes en 2012. Et aujourd’hui cette citation est actuelle. Mais il y a quelque chose de nouveau. La nouvelle Maryam. Impétueuse, plus libre, plus brillante et plus courageuse.

 

 

 

En même temps à Berlin on parle d’Istanbul comme d’un lieu artistique d’Europe. Cette exposition sera un nouvelle étape de la création de Maryam. Parce que cette ville est aussi dynamique et elle émeut autant que les tableaux de Maryam. Ici elles font un tout organique d’une manière surprenante . « Le monde merveilleux des couleurs »c’est un cadeau à nous et à Istanbul splendide.

 

«Pourquoi le ciel est bleu?» « Pourquoi les feuilles sont jaunes? » « Pourquoi l’herbe est verte?»-demande l’enfant. « Grâce à la lumière »-on lui répond sans hésitation. Puisque nous tous sommes enfants de la lumière. La lumière en sens propre et en sens figuré perce dans tous les coins de notre être. Nous vivons et nous voyons ce monde tel, qu’il est grâce à son énergie divine. Nous absorbons cette énergie et comme des arbres produisant de l’oxygène, la projetons sur les objets et les phénomènes, qui nous entourent. La lumière nous aide à voir et concevoir le monde. Puisque là où il se reflète mille couleurs et teintes s’ouvrent à nos yeux. Autrement dit, la lumière c’est la vie c’est le principe organisateur. Il y a longtemps que Maryam a compris ça. Quand j’ai vu ses dessins et ses compositions abstraites pour la première fois, j’ai compris tout de suite ce qu’elle faisait et essayait de montre par le moyen de ses travaux. C’est le retour à la cause première, à ce moment où toutes les formes ne sont que la lumière et donc sont égales. Il n’y a pas de différence entre des gens, des animaux, des plantes et des minéraux. Il n’y a qu’une sensation étonnante de la lumière, qui prédomine tout. Et après, en découlent les détails de la différence des formes, des couleurs et des éléments, parce que Maryam est la peintre qui ouvre tout ce que nous voyons par la plénitude de couleurs et par l’abondance de formes. Maryam aime le mélange de couleurs , comme c’est représenté au labyrinthe de ses compositions, de ses nombres, dessinés sur le base monochromosomique ou bien les entrelacements doux des tapis. Si elle dessine des ramages, elle ne donne à aucune forme dominer au détriment des autres. Et quand elle représente sa famille et son frère, on voit qu’elle les montre tous ensemble, ressemblant aux mêmes motifs de la même réalité eclatante.

 

 

 

 Avez-vous apperçu qu’elle exprime cette communauté par le moyen de la démonstration des grandes forme rassemblées? La circonférence, des tables rondes, des couleurs vives des plantes dans le vase et leur couronne rayonnante, la forme ovale des oeufs de Novrouz peints en couleurs féeriques. . . . Ou bien l’oeil et le regard, l’arc-en-ciel et la crinière somptueuse de lion. . .

 

 

 

 La primordialité de tout c’est le disque du soleil. La tendresse vive des bouquets de Maryam naît dans son harmonie éclatante. Ses lis, ses tournesols, qui éveillent les teintes blanches, intensifient les couleurs vertes ainsi que la dorure de la nature. Cela eclaire l’eau de la mer et y fait transparaître les poissons multicolores. Et peut-être la forme la plus vive, éloquant par elle-même c’est la forme ronde de la scène du cirque. Les yeux des enfants asseyant autour sont fixés sur le spéctacle en toute sa beauté sous les lumières des projecteurs dirigées sur les animaux ou les acrobates. Cette ronde scénique réunit tout: les yeux, les couleurs, toute l’attention. Et lui aussi il vient de la circonférence, celle de prunelle, d’oeil, de regard. . . Du regard de la peintre Maryam, qui dessine souvent des autoportraits. Ce sont ses yeux, dirigés par ses lunettes sur la juste proportion de la lumière-les yeux qui de la manière connue seulement à la nature, peuvent absorber en eux les formes et les contours des objets et nous les apporter notamment tels qu’ils sont

  

 

Quand on feuillète l’album de Maryam on a l’impression que ses dessins simples et modestes, ses couleurs nous attirent comme un certain aimant du monde des dogmes absoluts. Malgré soi, on pénétre dans cette tristesse et cette peine légère, presque d’aquarelle, nous manifestant toute la relativité et le caractère conventionnel de nos malheurs et nos bonheurs, de nos désirs et nos espoirs.

 

Maryam dessine des poissons. Dans la vie réelle des poissons pareils n’existent pas , probablement plus, nous ne pouvons pas voir de tels poissons, qu’elle les voit. Pourtant la teinte bleue, verte de ses poissons, l’eau jaune de la mer où ils nagent nous font une sensation de quelque chose natal à la douleur. En plus, il me semble que cette eau de la mer colorée d’une manière fantastique, comme quelque substance vivante soit une de mes vielles connaissances. En parlant simplement, peut-être autrefois j’aie vu ces poissons en mes rêve restés dans le passé.

 

Maryam dessine des fleurs. Probablement il est très difficile de trouver en réalité certaines de ces fleurs. Mais une part de ces fleurs est dessinée telle quelle est en réalité. Plus étonnant et touchant c’est ce que ces roses, blanches, rouges, ces tournesols, ces lilas et ces coquelicots dessinés par Maryam comme si je les avais vu pas à la vie réelle, mais en mes rêves, tout à fait oublés.

 

En un mot, ce que nous voyons en nos rêves maqnifiques, Maryam le voit en réalité. Les nature mortes, les paysages de Maryam c’est ce que nous avons oublié en nous reveillant après le sommeil. C’est justement le contenu de ces rêves lointaines et oubliées qu’elle nous rappelle par ses dessins, successivement, pas à pas, en reconstituant nos réminiscences perdues. Peut-être notamment pour ça, en feuilletant l’album nous sentons cette pureté fantastique et cette transparence des sensation dont le monde de Maryam est pénétré.

 

Des lions, des renards, des chiens, des coqs dessinés par Maryam sont peut-être les plus tendres et les plus confiants. En même temps ils sont très naïfs et leur naïveté c’est la conséquence de leur sincérité. Peut-être ils sont et naïfs et sincères dans la mesure égale. Maryam adore le soleil. Elle peint souvent le soleil avec des couleurs jaunes foncées. Quand on regarde son soleil on comprend que l’astre du ciel lui-aussi, l’aime sincèrement.

 

Peut-être c’est pour ça qu’on sent la chaleur et la respiration du soleil même dans ceux de ses tableaux où il n’y en a pas. Les chevaux jaunes et rouges de Maryam, son kangourou avec le nez rouge, sa girafe avec des grosse taches bleues, vertes et violettes, son coq rouge-jaune-vert, son papillon coloré en couleus de contraste sont ainsi clairs et émotionnels, parce qu’ils sont les réflexions de cette chaleur.

 

Maryam!Aimée et adorable, elle est une des enfants magnifiques, créées par le Dieu. Elle nous a été donnée pour nous changer en mieux, nous aider voir les autres sous un jour plus clair et plus bienveillant. Cet enfant merveilleux a trouvé son propre moyen pour trasmettre ses sensations intérieures-le pinceau et la toile. Les autres peuvent voir le monde intérieur de cette personne qui se différencie d’eux. Il doivent accepter, apprécier ce qu’ils voient et la respecter pour son honnêteté de la represantation .

 

La plupart de peintres vivent dans leur propre monde, les autres expriment leurs fantaisies et leur individualité à travers de leurs tableaux. Un autre extrême ce sont ceux, qui dessinent simplement, parce que c’est leur métier, et ils jouissent de cela. Quel que soient leurs raisons pour dessiner, chaque peintre met un peu de son âme dans son tableau. Beaucoup de peintres essaient de transporter leur monde intérieur, leurs pensées et leurs sensations en toile, en ce temps que les professionnels, se tiennent essentiellement a ux formes et aux sujets définis.

 

Nous voyons tout ça à Maryam. La purté de son âme lui permet de montrer toutes ses sensations. Il semble que ses tableaux varient du plaisir pris de la copie d’une jolie fleur à l’aspiration audacieuse à disposer la mer toute entière sur la toile. Elle avance des simples animaux puérilement innocents aux tableax portraîts compiqués. Eux-tous, ils sont une partie intégrante de ses sentiments émouvants que son âme supporte tous les jours, toutes les heures. C’est sa manière de démonstration et de l’expression de ces sensations.

 

En regardant ces oeuvres il semble qu’elle est heureuse de ce qu’elle peut voir sa force intérieure et ses sensations et les reproduire de telle manière que tout le monde puisse les voir. Un enfant vivant dans son propre monde de sérénité et de bonheur , capable de jouer sur la toile et decrire ses fantaisies intérieures. Comme tous les gens elle eprouve les sentiments de la tristesse, de l’affliction, du dépit , de la joie, du désespoir, de la fureur et de l’amour. Chaque tableau lui permet pas seulement de les surmonter, mais aussi nous les exprimer. Chaque tableau a son caractère et montre ce qu’elle veut dire, ce qu’elle sent à ce moment. Son désir n’est pas seulement d’établir quelque format typique mais plutôt documenter la beauté qu’elle voit interieurement. A l’intérieur de son âme pur.

 

Très peu de gens voient ce qu’ils regardent parce que leurs pensées sont encombrées des autres choses. Maryam voit plus profondement. Son âme simple et pur lui permet de voir ce qu’elle regarde. Elle voit l’energie et la lumière de chaque objet. Elle regarde assez profondement pour voir la couleur, la beauté la simplicité et la profondeur de la beauté du monde. Et comment les interpréter-elle décide elle-même. Et même si l’objet est gris ou ennuyeux, la lumiére venant d’elle, crée sur la toile une image eclatante, vive et émouvante, celle que seulement un bon enfant innocent peut s’imaginer. Elle voit tout dans les belles teintes douces parce que son âme est pur. Beaucoup de ses oeuvres sont remarquables , les autres peut-être sont sa fuite dans le monde de la sérénité et de l’apaisement. Ça serait superbe si chacun de nous avait un lieu où on pourrait s’enfuire et où on pourrait reproduire ses souvenirs dans l’ambiance de l’apaisement, pour que le monde puisse les voir!

 

C’est magnifique, que beaucoup de gens généreux, ayant tendu le main secourable, dirigeaient Maryam et lui apprenaient. On peut voir combien elle a avancé grâce à leur aide. Ses couleurs vives, eclatantes sont encore restées et y seront toujours, parce que le débordement de son énergie ininterrompue exige celle-ci. A chaque pas avancé sa sureté de travail avec les couleurs , le pinceau et la toile augmente, sa vie améliore sa fièreté pour ses travaux devient plus forte et tout ça la fait une personne plus forte intellectuellement et physiquement. Tous ceux qui ne se voit pas suffisamment à l’aise doivent suivre son exemple. Et qu’est-ce qui est suffisant- l’effort , le dévouement, la sureté , l’amour, la résistance ?Maryam à l’aide de sa famille et de ses amis la soutenant est devenue l’exemple pour toutes l’humanité. Grâce à ses efforts infatigables elle a réussi comme une personnalité. C’est ce que chacun de nous voudrait faire.

 

Aie du succès petite fille! Continue de nous offrir les lueurs eclatantes de l’amour dont tes yeux rayonnent. Tu es l’exemple à suivre pour tous ceux qui pensent qu’ils ne sont pas capable d’atteindre ce que leur « ego » intérieur et leur « âme » voudraient atteindre.

 

Chacun peut prendre une part active à la vie de la société qui accepte la necessité de l’instruction pour sa formation. Tous les enfants indépendamment de différences de leur société transforment ça à partie intégrante de ce système. Cette différance consiste en ce que les évènements pareils commencent à chéer en nous plus d’énergie, plus de désir pour la volonté de la vie. Comme si nous comprenons notre vie à nouveau. Et voilà le nom de cet homme qui a réalisé ça : Maryam Alakbarli- un talant trisomyque.

 

Nous savons que dans le monde entier les gens pareils sont les membres actifs de la société. Ces gens le développement intellectuel, social et émotionnel desquels est inclu à la partie integrante de l’instruction et est soutenu par celle-ci marquent des progrès. Dans l’histoire mondiale les gens pareils étaient des acteurs, des actrices, des musiciens, des gymnastes et des peintres. Maryam Alakbarli a aussi pris sa place dans l’histoire en qualité de la peintre connue. Elle a prouvé ses capasités et sont individualité par ses tableaux et elle a ouvert ses pensées. Si on se souvient que la trisomie-ce n’est pas la maladie, mais c’est la différance on avouera naturellement , que Maryam est une personne unique avec le talent et les idées particuliers. Je crois que Maryam se surpassera dans la plupart de ses oeuvres. Le fait important consiste en ce que notre société change pas seulement grâce aux gens avec le dévéloppement normal, mais aussi grâce à ceux, qui ne perçoivent pas leur invalidité comme un obstacle.

 

Les tableaux de Maryam impressionnent beaucoup. Bien sûr critiquer les aspects techniques et artistiques de ses tableaux c’est l’affaire des peintres et des critiques d’art. Mais je voudrais partager avec vous mes émotions, qui me remplissent. On a l’impréssion que Maryam à l’aide de ses tableaux veut nous parler de ses rêves et son but final, qu’elle voudrait atteindre. En outre, vous voyons de la sûreté sur son visage, de la sensualité dans ses yeux. Je sais que les gens pareils reussissaient dans les domaines dont nous n’avons aucune notion et ils confirmaient ce fait. Maryam a déjà prouvé ce succès et cette différenciation.

 

Je voudrais finir ces lignes par les mots des gens trisomiques « Peut-être le monde sera mieux et il n’y aura pas de guerres et de présomptions, si chacun a 21 chromosomes.

 

Je te félicite, Maryam .

 

 

Maryam Alakbarli est définitivement une peintre européenne. A travers ses natures mortes, ses portraits, ses paysages ou ses compositions figuratives, on retrouve dans son œuvre les grands styles traditionnels de l’art européen. Et puis, peindre des autoportraits comme le fait Maryam est en soit une démarche « à l’européenne ». Souvenons-nous de Lovis Corinth, Paul Cézanne, Edvard Munch et de tant d’autres.

Mais, on perçoit aussi dans ses œuvres l’influence du monde méridional et la maîtrise d’un bon enseignement. On est loin de la tonalité toute en retenue de la peinture lettone, et bien face à une autre culture avec ses ornements fantasques et ses couleurs éclatantes.

L’enseignement, Maryam l’a reçu d’un professeur parisien mais l’expression et la palette, elles, proviennent d’Azerbaïdjan, sa patrie.

Au premier regard, les œuvres de Maryam paraissent spontanées et instantanées (de l’immédiateté). Mais, en regardant plus attentivement les tableaux, notamment les natures mortes qui me sont le plus proches, on découvre qu’elles sont le résultat d’une observation assidue. Qu’est-ce qui me permet d’affirmer cela ? Nullement le fait que, pour des raisons objectives, la relation particulière de Maryam avec le monde extérieure, souvent introvertie, permet de percevoir les phénomènes dans leur lente progression.

J’ai d’autres arguments en faveur du caractère exceptionnel de Maryam. Et, je voudrais faire ici le parallèle avec la peintre lettone AijaZarina. Au début des années 1980, quand cette dernière est apparue, brillante étoile dans la constellation de la peinture lettone, nombreux furent ceux à affirmer que ses œuvres étaient à la portée de n’importe quel enfant. Mais, alors qu’un enfant peut peindre une œuvre et que toutes les autres vont lui ressembler comme découpées du même ruban, la maîtrise, elle, s’estime par la diversité et la richesse des coloris d’une œuvre à l’autre et se remarque notamment dans les natures mortes.

Il ne faut pas, par ailleurs, oublier l’expressivité d’un geste concentré, parfois spontané, qui avec des moyens minimaux définit des figures ou un fond par une couleur animée, vibrante. Dans ses œuvres, prennent vie les personnages aussi bien que les paysages, la mer, les fleurs ou les villes.

Deux des œuvres présentées dans le catalogue de Maryam sont consacrées à Paris : « Tour Eiffel » et « Vue sur jardin » qui m’évoque le Jardin des Plantes qui m’est si cher. Je souhaiterais avoir ces deux tableaux chez moi pour pouvoir voir et revoir comment le jeune peintre Maryam réussit à peindre de façon si fraîche, originale et harmonieuse des sujets qui ont déjà été peints à des milliers de reprises.

Et pourtant, tout cela ne suffit pas encore pour mettre en évidence les qualités picturales de son œuvre. Une quête à poursuivre est indispensable. Je ressens dans les tableaux de Maryam une forte composante utopique – une intention d’harmoniser le monde. Et c’est cette intention qui différencie son œuvre notamment de la peinture néo-expressionniste.

Jean Dubuffet, grand peintre français, a écrit en 1951 ces quelques mots toujours d’actualité qui conviennent si bien aux œuvres de Maryam : « La peinture opère à l’aide de signes qui ne sont pas abstraits ou immatériels comme les mots. Les signes peints sont plus proches des objets eux-mêmes. De plus, le peintre manipule des matériaux qui sont en eux-mêmes des substances vivantes. C’est pourquoi la peinture permet à l’homme d’aller beaucoup plus loin que les mots en s’approchant en l’invonquant de l’essence des choses. La peinture peut aussi, et cela est remarquable, évoquer les choses plus ou moins à volonté. Je veux dire avec plus ou moins de présence. »

 

Je souhaite à Maryam et à son art de continuer à être l’expression de la réalité tangible des désirs et des phénomènes. Il me semble en général que dans l’art, la vie se montre plus intense, plus véritable et plus intéressante que dans l’agitation de notre vie quotidienne.